jeudi, décembre 28, 2006

Carmel du Pater

Voici quelques photos du Carmel du Pater, le lieu où Jésus-Christ enseignait ses disciples et où Il leur a enseigné la prière du "Notre Père". Un peu de nationalisme avec le drapeau français car le site appartient à la France. Une communauté de religieuse carmélite prie sur le lieu.

Choisissez votre langue pour prier "Notre Père":

mardi, décembre 26, 2006

Bx De Foucault : vision de l'incarnation

L'incarnation a sa source dans la bonté de Dieu, mais une chose apparait tout d'abord, si merveilleuse, si étincelante qu'elle brille comme un signe éblouissant: c'est l'humilité infinie que contient un tel mystère... Dieu, l'être, l'infini, le parfait, le Créateur tout puissant, immense, souverain maître de tout, se faisant homme, s'unissant à une âme et à un corps humains et paraissant sur la terre comme un homme, et comme le dernier des hommes.
Bienheureux Charles de Foucault

samedi, décembre 23, 2006

Bon et Saint Noël à tous

Bon et Saint Noël à tous.
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde, qu'Il fasse briller sur vous la lumière de Son Amour.


Le lieu de la Naissance de Notre Sauveur

La crèche de La Turbie dans le Alpes Maritimes

Une étoile réalisée par une petite soeur combonnienne pour mon Noël - une étoile qui me guide vers Noël

samedi, décembre 16, 2006

Beit Sahoûr - le champ des bergers orthodoxes - Lc 2,1-20

Ce n'était pas les bergers qui étaient orthodoxes mais l'église que nous avons visitée. Il y a près de Bethléem deux lieux qui commémorent l'apparition de l'ange aux bergers (Lc 2,8-20) : un catholique et un orthodoxe.
Je l'ai visitée aujourd'hui, c'est une nouvelle église construite à côté des fouilles d'une église byzantine plus ancienne.
Je vous donne ici des images des fresques qui sont de toute beauté, moins fines que celles du patriarcat melkite mais une vraie merveille pour la catéchèse.

L'église de dehors.

L'intéreur avec l'iconostase.

Le Christ de la coupole


Les quatre évangélistes : Matthieu - Marc - Luc - Jean


Les icones principales : le Christ (la Vierge que j'ai oublié), Saint Jean-Baptiste (Il a des ailes car il est le modèle du monachisme. Par sa vie d'ascète il participe déjà à la vie céleste. La vie monastique est considérée, à cette époque, comme l'idéal de la vie chrétienne.), Saint Sabbat (patron des moines à Jérusalem - l'église est à côté d'un monastère)


Les portes de l'îconostase avec l'Annonciation de l'ange Gabriel (à gauche) à la Vierge Marie (à droite) (Lc 1,26-38).


La Nativité (Lc 2,1-20) et le Baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste (Mt 3,13-17)

La fuite en Egypte (Mt 2,13-18).

La multiplication des pains (Mt 14,13-21).

L'exorcisme des démoniaques des Gadaréniens et les porcs qui vont se jeter dans la mer (Mt 8,28-34) .

La samaritaine avec Jésus qui est assis à côté du puit de Jacob (Jn 4,7-42)

Les tentations de Jésus au désert avec le diable qui est présent - la tentation du pain - celle de se jeter du haut du temple - celle de gouverner le monde (Mt 4,1-11)

Bethléem et la basilique

Comme je ne me lasserai jamais de visiter Bethléem la ville où notre Sauveur est né, dans la cité de David. Voici des photos, les commentaires suivront....



La basilique est tenue par les grecs orthodoxes.
L'intérieure de la Basilique

L'entrée du lieu de la nativité sous le choeur de l'Eglise

Le lieu de la nativité, l'étoile marquant ce lieu est très connue.



La grotte dite de Saint Jérome, là où le saint vivait et traduisait la Bible en Latin. Cette traduction fut la traduction officielle de l'Eglise pendant 15 siècles.


La statue de Saint Jérome dans la cours du cloître du couvent franciscain.

L'Eglise Sainte Catherine qui est l'église latine à coté de la basilique de la nativité. Elle est tenue par des franciscains et c'est dans cette église que le patriarche célèbre la messe de Noël. Par contre il n'a pas le droit de passer par la basilique pour aller à la grotte, il doit passer par en dessous et les autres grottes.

mardi, décembre 12, 2006

Sur la fête de Hanoukka

Voici un lien vers un article de Zénit écrit par un de mes profs sur la fête juive de Hanoukka : fête de la dédicace du Temple ou fête des lumières :
http://www.zenit.org/french/visualizza.phtml?sid=99660

Celà n'aide pas forcément à se préparer à Noël mais je vous souhaite, une bonne préparation de l'avant et n'oubliez pas que Dimanche prochain c'est Gaudete qui est le troisième dimanche de l'avent, le milieu de l'avent, et qui est un jour de joie, anticipation de la joie de Noël.
un lien sur le dimanche du Gaudete

mardi, décembre 05, 2006

Un article sur la Terre Sainte

L'article m'a été demandé pour le bulletin de la paroisse "Chrétien dans l'Esprit Saint ", c'est pas un mal si je vous le publie sur le blog :

Passer du temps en Terre Sainte est une chance qui m’est donnée, chance de pouvoir visiter les lieux saints mais aussi de pouvoir étudier, relire et méditer les textes de la Sainte Ecriture.

De nos jours, nous, catholiques, avons du mal à lire l’Ancien comme le Nouveau Testament, pourtant si riches de paroles de vie puisque Parole de Dieu. Mes cours sur la Bible et sur le judaïsme me permettent de me plonger dans cette Parole tant commentée et si souvent porteuse d’une rencontre avec Dieu et de principes de vie. Pour les juifs, on peut lire dans le livre du Deutéronome (6,24) la raison du don de la Torah (la Loi donnée à Moïse au Sinaï) : pour aimer Dieu, vivre et être heureux. C’est encore aujourd’hui l’espérance du peuple d’Israël que Dieu les bénisse tous les jours de leur vie.

Pour nous chrétiens, le Christ est venu nous donner une autre espérance, celle de la vie éternelle, du royaume de Dieu. S’Il a souffert, est mort, est ressuscité et est monté au ciel, c’est pour nous permettre d’accéder à la vie divine, déjà dans ce monde mais aussi pour l’éternité. Nous sommes alors porteurs d’une espérance de paix et d’amour. Personne d’autre que nous peut affirmer avec force que « Dieu est amour » (1Jn 4,16) et c’est pour cela que nous devons en témoigner dans le monde. Je vous rappelle cela car ici, les chrétiens sont minoritaires et cette mission saute aux yeux malgré qu’elle soit une croix, la croix du Christ que chacun d’entre eux porte dans sa chair. Cette mission, ils ne peuvent l’accomplir qu’avec l’aide de Dieu seul. Je découvre tous les jours des témoignages de chrétiens qui vivent l’expérience d’être une minorité et qui ont à annoncer aux autres un message de paix en ne prenant pas part à la violence et la haine. Qu’ils soient palestiniens chrétiens ou israéliens chrétiens, religieux, religieuses, prêtres étrangers ou missionnaires, la tache est rude. Pour les palestiniens, la difficulté est de vivre dans leur pays et de croire encore à l’amour de l’autre, qu’il fasse partie du même peuple ou qu’il veuille les chasser de leur terre. Pour les chrétiens israéliens, encore plus minoritaires, leur souffrance consiste à être assimilés à l’état d’Israël et pourtant de ne pas être reconnu comme juif dans un pays confessionnel. Les religieux et religieuses sont confrontés tous les jours à la misère humaine, à la diversité des cultures et à la difficulté de faire respecter la justice et la paix dans les domaines de l’éducation, de la santé ou du social. Les missionnaires, quant à eux, doivent se faire présence chrétienne au coeur des autres religions en enseignant aux chrétiens de ne pas juger l’autre parce qu’il est différent mais de le respecter et de l’aimer. Ils doivent aussi savoir proposer un dialogue interreligieux pour que juifs et musulmans puissent porter un regard sur la chrétienté autre que la shoah et les croisades.

Dans ce pays, je fais aussi l’expérience de la rencontre avec les différentes églises, les différentes confessions chrétiennes. J’expérimente l’ouverture à ceux qui m’entourent et qui majoritairement ne sont pas chrétiens ou, s’ils le sont, ne sont généralement pas catholiques. A Jérusalem, 12 confessions chrétiennes sont représentées : des Eglises orientales rattachées à Rome, d’autres issues de l’orthodoxie avec ses différents patriarcats et encore d’autres issues de la réforme protestante. Tout ce beau monde est chrétien, souvent minoritaire et avec un passé chargé de conflit, notamment dans la répartition du lieu de la résurrection du Christ (le Saint Sépulcre).

Ensuite que dire, après deux mois, sur la situation en Terre Sainte ? La situation est très compliquée et souvent ceux qui souffrent le plus, comme dans toutes les guerres d’ailleurs, sont souvent ceux qui veulent que tout s’arrête pour vivre dans la paix. L’injustice pour les uns et l’insécurité pour les autres sont les sentiments qui, je pense, résument le mieux ce que je vois autour de moi, avec des perspectives d’avenir parfois très faibles. Extérieurement, il reste très difficile de juger une situation qui nous dépasse car elle est ancrée dans la chair et le cœur de maintenant plusieurs générations d’hommes et de femmes. Malgré tout cela, il y a quand même une lueur d’espérance lorsqu’on regarde la générosité et le dévouement de tous ceux qui essaient de se positionner en artisans de paix et bâtisseurs de ponts entre les personnes. Deux des principales sources de haine et de peur sont la méconnaissance de l’autre et les préjugés, et c’est contre cela que beaucoup de personnes œuvrent ici.

Je vous souhaite à tous un joyeux noël, soyez assurés de ma prière depuis la Terre de notre Seigneur. En vous remerciant pour toutes les marques d’amitiés que vous m’avez témoignées lors de mon ordination et que vous continuez à me témoigner malgré la distance.